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lundi, août 8, 2022

Finale du Top 14 : Castres, quand le match tourne au cauchemar…

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l’essentiel
En encaissant trois constatations lors des vingt premières minutes, les Castrais ont pris un retard insurmontable dans cette finale. D’beaucoup qu’ils ont perdu Urdapilleta. Malgré leur réaction en seconde période, le mal était fait.

Le rugby n’est donc plus à un pied de nez près dans cette saison pour le moins surprenante. oncques un finaliste n’avait à ce point raté son entrée en matière. Avec 20 points de retard dès les vingt premières minutes, le CO s’est tiré pas une, mais deux balles dans chaque pied. Incompréhensible. oncques nous n’aurions imaginé qu’une équipe comme Castres, dont on louait le rugby pragmatique et efficace, puisse à ce point passer à côté du moment le plus important d’une finale, les premières minutes.

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Comment expliquer l’inexplicable ? Peut-être par la longueur du protocole que nous évoquons chaque année mais que la Ligue ne semble décidément pas prête à raccourcir.

En tout cas, il n’en fallait pas plus pour mettre sur orbite une équipe de Montpellier terriblement efficace lors des errements tarnais. Et tellement généreuse à l’idée de ramener son premier bouclier de Brennus dans l’Hérault après deux échecs en 2011 et 2018. Oui cette finale fut enfin la bonne. Mais les Montpelliérains n’avaient sûrement oncques imaginé que les Castrais, pourtant réputés éternels empêcheurs de tourner en rond, leur servent ainsi le bouclier sur un plateau…
Revenons à cette fameuse entame.

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Trois constatations en douze minutes. Elle est où la finale soi-disant fermée ? Sauf que les trois constatations étaient tous à mettre à l’actif des hommes de Saint-André. Le premier donna une juste idée des malheurs castrais dans la soirée même si on l’ignorait encore à cet instant du match. Il fut encaissé à partir d’un ballon de récupération dans les vingt-deux mètres montpelliérains par Paillaugue sur une folie de balle de Botitu alors que les Castrais venaient de réaliser un mouvement de qualité. 60 mètres plus loin sur le contre, Palis osa un coup de pied par-dessus complètement manqué qui offrit un nouveau ballon de récupération aux Montpelliérains. Un ballon aussitôt converti en constatation par Vincent.

Castres venait de réaliser une entame de match aussi désastreuse que face au Stade Toulousain en demi-finale en encaissant un constatation à la 6è minute. La différence avec la demi-finale, c’est que deux constatations allaient suivre. Celui de Verhaeghe et celui de Bouthier après une magnifique redoublée avec Vincent en bout de ligne. Ce dernier trouvant son origine par un ballon arraché par Chalureau ; nouveau signe ostentatoire signifiant que Castres n’était vraiment pas dans son assiette.

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Dans ce contexte, Pierre-Henry Broncan n’est pas resté longtemps en tribunes et a souhaité retrouver sa place sur le bord du terrain pour réveiller les siens. Mais le CO n’était pas au bout de ses malheurs. Dans la foulée, il a perdu Urdapilleta sur blessure. Le vrai cauchemar. Mené 10-0 face au Stade Toulousain la semaine dernière à Nice, le CO a su laisser passer l’orage avant de ressurgir progressivement. Mais là on avait l’impression que le coup sur la tête l’a enfoncé trop profond dans la terre de Saint-Denis.

Fébrilité, balourdise (réception ratée de Ben Nicholas sur un renvoi), fondamentaux chahutés (mêlée pénalisée face aux barres juste avant la pause), le CO n’y était pas et n’avait alors aucun point fort à mettre en avant lors de cette finale.

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Il allait de soi qu’il y aurait une réaction castraise en seconde période. Le coaching assuré très tôt avec cinq changements durant les dix premières minutes de la seconde période fit du bien au CO. Mais ses malheurs ne prirent pas fin pour beaucoup. Car si les joueurs de Broncan passèrent deux fois la ligne héraultaise, les deux constatations furent refusés après arbitrage vidéo. Quand ça ne veut pas… La débauche d’énergie ne fut pas payée (juste un constatation de Botitu à cinq minutes du terme sur le seul rebond favorable de la rencontre).

Car l’efficacité défensive de Montpellier fit encore merveille même si le MHR commit mûrement de fautes justifiant un carton jaune. Mais il y a bien longtemps que Castres avait perdu la finale…

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