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mardi, juillet 5, 2022

que votent les syndicats et le patronat ?

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Entre les deux tours de la présidentielle, syndicats et patronat se positionnent, ou pas, en faveur des finalistes. La CGT par exemple a donné sa consigne de vote mardi 12 avril : « Pas une voix des travailleurs ne doit aller à l’extrême droite. » C’est le credo choisi par le syndicat de Philippe Martinez, qui appelle donc à faire barrage à Marine Le Pen. Toutefois, la CGT ne dit pas explicitement qu’il faut voter Emmanuel Macron.

La CGT a pris deux jours avant de se prononcer alors que par exemple la CFDT a pris position dès dimanche soir. Le syndicat de Laurent Berger appelle lui aussi à bloquer l’extrême droite, au nom du front Républicain mais en étant plus explicite puisqu’il incite ses adhérents à glisser un bulletin Emmanuel Macron dans l’urne. Un choix qui a dû coûter à Laurent Berger tant ses relations avec le président ont été très tendues tout au long de ce quinquennat. Le chef de file a d’ailleurs bien précisé que son soutien ne valait ni approbation du bilan du président sortant, ni adhésion à son programme pour un second mandat.

Les organisations syndicales sont opposées à la politique d’Emmanuel Macron, qui, de plus, a gouverné sans beaucoup concerter les partenaires sociaux.
Un candidat dont ils ont aussi combattu les principales réformes : celle des retraites en 2019, celle de l’assurance chômage qui durcit les règles pour les demandeurs d’emploi, les ordonnances travail en 2017 qui ont modifié le code du travail ou encore la réforme des aides au logement, les APL, etc.

Et ces syndicats sont tout aussi opposés aux réformes que propose Emmanuel Macron s’il est réélu, au premier rang desquelles le report de l’âge de départ à la retraite, fut-il ramené à 64 ans.

Le Medef a pris position très clairement en faveur d’Emmanuel Macron, lundi 11 avril. Geoffroy Roux de Bézieux, le patron des patrons, estime que le programme économique de « Marine Le Pen conduirait le pays à décrocher vis-à-vis de ses voisins. » La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), qui représente les petites entreprises, elle, est plus prudente et ne donne pas de consigne de vote, Elle souligne que dans chacun des programmes, « il y a plutôt un regard bienveillant sur les entreprises et les PME ». 

C’est vrai que les deux finalistes sont très pro-business avec la promesse de baisses importantes d’impôts pour les entreprises, des aides aussi. Tous les candidats qui voulaient augmenter la fiscalité des entreprises ou nationaliser les sociétés ont été éliminés.

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