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mardi, juillet 5, 2022

Retour sur l’affaire Omar Raddad

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Ça fait 30 ans qu’Omar Raddad réclame son innocence. Pour la justice et la famille de la victime, il est l’unique coupable.

23 juin 1991

Ghislaine Marchal, est tuée de plusieurs coups de couteau dans sa villa, à Mougins. Deux inscriptions en lettres de sang sont retrouvées sur deux portes : « Omar m’a tuer » et « Omar m’a t ». Selon des expertises graphologiques, ces inscriptions ont été écrites par Ghislaine Marchal.

27 juin 1991

Omar Raddad, est inculpé pour homicide volontaire. Emprisonné à Grasse, il nie les faits.

2 février 1994

Omar Raddad est condamné à 18 ans de réclusion criminelle, sans possibilité de faire appel. « Il y a cent ans, on condamnait un jeune officier qui avait le tort d’être juif. Aujourd’hui, on condamne un jardinier parce qu’il a le tort d’être maghrébin », déclarait son avocat Jacques Vergès.

10 mai 1996

Après une rencontre avec le roi du Maroc, Hassan II, Jacques Chirac accorde une grâce partielle à Omar Raddad. Cette grâce n’annule pas sa condamnation et ne l’innocente pas. Mais elle permet sa libération, deux ans plus tard.

27 janvier 1999

Une première requête en révision du procès d’Omar Raddad est déposée.

31 octobre 2000

Deux graphologues mettent en doute l’identité de l’auteur des inscriptions. Une autre analyse conclut que la trace de main ensanglantée sur l’inscription comporte du sang de Ghislaine Marchal, mais aussi du sang masculin.

20 février 2001

Une analyse conclut que l’ADN masculin retrouvé n’est pas celui d’Omar Raddad.

20 novembre 2002

La Cour de cassation rejette la demande d’un nouveau procès.

1er décembre 2008

La nouvelle avocate d’Omar Raddad, Sylvie Noachovitch, réclame l’ouverture d’une information judiciaire pour comparer deux empreintes ADN masculines retrouvées sur les lieux du crime.

20 juin 2014

Grâce à une réforme des procédures de révision, de nouvelles investigations ont lieu.

5 novembre 2015

Quatre nouvelles empreintes génétiques « exploitables » sont retrouvées. « C’était mélangé au sang de la victime donc, forcément, il s’agit de l’ADN du vrai coupable. Alors pourquoi on ne veut pas savoir la vérité ? Pourquoi ne pas avoir été jusqu’au bout ? », interrogeait Sylvie Noachovitch, l’avocate d’Omar Raddad.

2019

Selon le rapport d’un expert, une trentaine de traces ADN complet masculin ont été trouvées sur les inscriptions.

24 juin 2021

La défense d’Omar Raddad dépose une nouvelle requête en révision de son procès, sur la base de nouvelles analyses des traces ADN découvertes en 2015.

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