26 C
Paris
mardi, juillet 5, 2022

Jardin. L’abeille charpentière et le crapaud flûte

Must read

Une abeille charpentière, également appelée Xylocopa violacea. (CHRISTIAN PUYGRENIER /AFP)#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

L’été, dans les jardins, à la montagne, à la campagne, au bord de la mer, c’est l’occasion de prendre le temps d’observer des tas de petites bestioles. Les enfants adorent prendre des leçons de Sciences de la Vie et de la Terre en direct, pourquoi pas avec une loupe. C’est aussi un bon moment pour leur faire prendre conscience de l’importance de la biodiversité, de la nécessité de la préserver.

L’abeille charpentière (Xylocopa) fait souvent peur aux visiteurs. Sa taille est impressionnante et son vol très bruyant. Pourtant, il s’agit d’une abeille utile et tout à fait inoffensive, rappelle Anne-Marie Decottignies, créatrice des Jardins de Cadiot, à Carlux, en Dordogne.

« C’est une abeille solitaire. Elle n’est pas l’amie des charpentiers, car elle creuse des galeries dans le bois pour pouvoir y déposer ses larves. C’est aussi une excellente pollinisatrice et une féministe dans le monde des insectes. Elle fait tout toute seule ! »

À partir du moment où elle est fécondée, Madame fait ses galeries seule, et élève seule sa progéniture.

Chez le crapaud flûte (Alytes obstetricans), c’est l’inverse. C’est papa qui s’occupe de tout. Pourtant, il n’est pas bien gros ce crapaud, 5 cm environ.

On l’appelle aussi le crapaud accoucheur car c’est lui qui s’occupe des œufs. Il les porte sur son dos et va les déposer dans l’eau, sur une brindille ou un bout de végétation. Puis il regagne vite fait la rive, car c’est un crapaud qui n’aime pas l’eau ! Il préfère passer des heures entières, sur la terre ferme, caché sous une petite pierre. Et là, il chante… 

« Le crapaud flûte passe l’été sous des pierres, dans des murs. Son chant est mélodieux, poétique et on peut l’entendre tous les soirs. Quand son chant se mélange à celui des grillons, c’est juste magnifique ! Nous avons la chance d’accueillir ces petits crapauds, très fragiles. Ils ne sont pas là, quand le jardin ne leur propose pas un milieu propice, équilibré ».

Il leur faut des pierres qui prennent la chaleur, et surtout des bassins où déposer les œufs.

Un des bassins des Jardins de Cadiot. Le crapaud flûte mâle peut venir y déposer ses œufs.  (ISABELLE MORAND / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

La passion d’Anne Marie Decottignies pour la nature a contaminé Arthur, son petit-fils de 8 ans. Ce jeune explorateur bénéficie d’un immense terrain de jeu, celui des Jardins de Cadiot, créés par ses grands-parents.

Avec sa loupe, il se balade à la recherche de bestioles. L’an dernier, il a pu observer des larves de vers luisant et découvert qu’elles se régalaient d’escargots. Arthur, un futur entomologiste peut-être…  

A lire aussiSujets associés

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici