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mercredi, juillet 6, 2022

un nouveau texte bientôt examiné pour sécuriser le prix payé aux agriculteurs

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Moins de trois ans après la loi alimentation, une proposition de loi veut notamment améliorer la prise en compte des coûts de production lors des négociations.

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Publié le 22/06/2021 08:25

Temps de lecture : 1 min.

Comment assurer de meilleurs revenus aux agriculteurs ? Un nouveau texte porté par la majorité arrive à l’Assemblée nationale, avec pour objectif de renforcer les pouvoirs des producteurs dans les négociations avec les industriels et les supermarchés. La proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau (LREM, Aube), soutenue par le gouvernement, va être examinée en séance publique jeudi, après avoir été adoptée le 16 juin en commission des affaires économiques.

En 2018, déjà, la loi « alimentation » (ou « Egalim ») avait encadré les promotions et relevé le seuil de revente à perte afin d’enrayer la course aux prix bas en magasins. Mais le texte n’avait pas tenu toutes ses promesses en termes de rémunération pour les agriculteurs. Le nouveau texte prévoit donc de généraliser les contrats écrits entre l’agriculteur et l’entreprise qui va transformer ses produits, sur trois ans minimum, en tenant compte des coûts de production. Et de rendre « non négociable », entre l’industriel et le distributeur, la part du prix correspondant au coût des matières premières agricoles.

Le but est de « protéger les trois acteurs », a plaidé Grégory Besson-Moreau : « les agriculteurs et leur rémunération, bien sûr, mais aussi les industriels » qui vont pouvoir répercuter le prix de la matière première agricole sur les acheteurs de la grande distribution. Quant à cette dernière, « elle sera certaine que le prix proposé par les industriels rémunère bien les agriculteurs ». Pour Dominique Potier (groupe socialiste), le nouveau texte est toutefois encore « loin du compte », en raison d’un « rapport de force économique qui est totalement déséquilibré ».

Du côté des agriculteurs, le syndicat majoritaire FNSEA accueille favorablement l’initiative, tout en appelant à renforcer ses dispositions. A l’inverse, industriels transformateurs et distributeurs affichent leurs réticences. Les grandes organisations défendant les intérêts des premiers (Ania, Coopération Agricole, FEEF et Ilec) « saluent l’ambition de mettre fin à cette guerre des prix » mais redoutent que leurs professions soient prises en étau entre les distributeurs et les producteurs. Elles veulent que leurs propres coûts soient aussi « sanctuarisés ».

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