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mardi, juillet 5, 2022

le groupe signe un accord de fin de conflit avec les syndicats CFE-CGC et Unsa

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La tension retombe au sein des Aéroports de Paris. Après plusieurs journées de grève contre un projet de baisse des rémunérations, la direction du groupe, gestionnaire des aéroports parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly, a signé mardi 13 juillet un accord de fin de conflit avec les syndicats CFE-CGC et Unsa. La CGT, l’un des trois syndicats représentatifs du groupe, « n’a pas signé » cet accord et son préavis de grève « est maintenu pour vendredi », a précisé Frédéric Lecocq,  délégué syndical CGT chez ADP.

Pour la direction, cet « accord majoritaire », compte tenu des signatures de la CFE-CGC et de l’Unsa, est « équilibré » et « fondé sur des concessions mutuelles », a déclaré de son côté Edward Arkwright, directeur général exécutif du groupe. Cet accord va permettre de « sortir du conflit, d’apporter un certain nombre de garanties aux salariés » et « encadre la mise en oeuvre du projet PACT » (plan d’adaptation des contrats de travail) et « donne de la visibilité » aux salariés, a-t-il ajouté.

Le texte apporte des « garanties sur l’encadrement des baisses de rémunération et leur limitation dans le temps » et inclut « la renonciation à la clause de mobilité géographique » initialement prévue, a précisé Edward Arkwright. Avec cet « encadrement », les salariés « sont assurés qu’ils ne perdront pas plus de 5% en 2021 (et) en 2022 », puis pas plus de « 4% en 2023 », avec « garantie de retrouver leur rémunération de 2019 au plus tard en 2024, sans condition ».

Pour l’Unsa, ce « protocole de fin de grève ne satisfera pas toutes nos demandes », mais « il permettra la limitation de la modération salariale et annulera la clause de mobilité géographique prévue dans le projet PACT, entre autres », a commenté Laurent Garssine, secrétaire général de l’Unsa chez ADP.

Les syndicats CFE-CGC, CGT et Unsa d’ADP, qui avaient appelé les salariés à la grève et à manifester à plusieurs reprises en juin et juillet, avaient réclamé ensemble le retrait du PACT qui prévoit une baisse ou une suppression de primes. Le 2 juillet, l’impact de la grève a été le plus fort sur le trafic aérien et de nombreux vols ont été retardés à Roissy et Orly. Des responsables syndicaux ont également été interpellés durant une manifestation pendant la grève.

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