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mercredi, juillet 6, 2022

le secteur automobile a rendez-vous à l’Élysée

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Le président de la République, Emmanuel Macron visite la future usine du groupe japonais Envision AESC, où Renault SA développe un pôle de fabrication de véhicules électriques, à Douai (Nord), le 28 juin 2021. (LUDOVIC MARIN / POOL / AFP)

Cette réunion avec les constructeurs, équipementiers et partenaires sociaux, à l’Élysée lundi 12 juillet, intervient un peu plus d’un an après la mise en œuvre du plan de relance automobile (mai 2020). Objectif : mobiliser et aider la filière pour accélérer la transition écologique, construire une vision stratégique commune avec pour horizon 2030. En mai de l’année dernière, un plan à huit milliards d’euros avait été annoncé. Peut-on aller plus loin ? Les discussions qui se tiendront aujourd’hui porteront sur les détails d’un plan d’action concernant les batteries, les bornes de recharge, l’hydrogène, les logiciels embarqués, l’électronique. La filière estime à 17 milliards d’euros les investissements à localiser en France au cours des cinq prochaines années.

La Plateforme filière automobile (PFA), qui représente les quelque 4 000 entreprises du secteur en France, évalue le soutien public nécessaire à hauteur de 30%. PFA a travaillé sur le sujet avec le cabinet Mc Kinsey avant le rendez-vous à l’Élysée. Il ressort de l’étude qu’il faudrait jusqu’à neuf milliards d’euros pour relocaliser en France toutes les technologies évoquées : près de 7 milliards pour les batteries électriques, 1 milliard 200 millions d’euros pour l’hydrogène, 900 millions pour l’électronique de puissance, les convertisseurs qui permettent de transformer l’énergie électrique. À quoi il faudrait ajouter 8,5 milliards d’euros pour le déploiement des bornes de recharges électriques sur l’ensemble du territoire.

Certains n’hésitent pas à parler de Plan Marshall, à l’instar de celui décidé après la Seconde Guerre mondiale pour reconstruire l’Europe. Mais derrière les mots, il y a une réalité : la transition écologique pour le climat et l’avenir de millions d’emplois dans l’automobile. La filière automobile entend rester un secteur clef. Ainsi, 35 000 emplois pourraient être créés en plus de ceux sauvegardés. La valeur ajoutée de cette transition est estimée à 7,5 milliards d’euros à l’horizon 2030. Une réunion importante se tient à l’Élysée alors que la Commission européenne doit proposer cette semaine, probablement mercredi 14 juillet, d’interdire les moteurs thermiques sur le vieux continent à partir de 2035.

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