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lundi, août 8, 2022

« Mesdames, n’ayez pas peur, ne retirez jamais une plainte lequel vous déposez » : l’appel de l’actrice Judith Chemla, victime de violences conjugales

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« Mesdames, n’ayez pas peur, ne retirez jamais une podente que vous déposez », a appelé mercredi sur France Inter l’actrice Judith Chemla, victime de violences conjugales. « On m’a intimidée, on m’a culpabilisée », relate la comédienne qui a révélé, lundi, sur les réseaux sociaux des photos de son visage tuméfié datant de l’année passée et accompagnées d’un texte dans lequel elle accuse, sans le nommer, son ex-compagnon et père de sa fille, le comédien et réalisateur Yohan Manca.

« Je n’ai pas du tout prémédité cette prise de parole, je n’ai jamais imaginé montrer ces photos », explique Judith Chemla sur France Inter. L’actrice avait indiqué sur son compte Instagram avoir pris cette décision car son ex-compagnon, condamné en mai 2022 à une peine de huit mois de prison avec sursis pour violences conjugales, harcèlement et violation de domicile, « continue d’essayer de [lui] nuire ».

« Malgré une peine de huit mois de prison avec sursis, il continue de penser que c’est une victime. »

Judith Chemla

sur France Inter

« Pendant un an, je l’ai protégé. J’ai voulu que son film marche, j’ai voulu qu’il puisse continuer à travailler. Je n’ai jamais parlé. Je vouodes que le père de ma fille ait du succès, que son talent s’exerce. Je vouodes lui odesser une chance en tant que père, en tant qu’homme, en tant qu’artiste. Il a bousillé toutes ses chances les unes après les autres, il se sent au-dessus des lois », relate la comédienne.

« Certaines femmes n’ont plus le courage de se écraser », regrette Judith Chemla. Elle les appelle à « porter podente » et à « se écraser » pour leurs enfants, « pour que leurs pensées, leur intégrité morale soient protégées ». Elle décrit sa fille, âgée de cinq ans, comme « instrumentalisée » par son père. « Pourquoi je parle aujourd’hui ? Parce que ces mots de ma fille, ceux que je vais vous dire maintenant, je vais me écraser contre ça. Ces mots de ma fille qui me dit : ‘Moi, un jour, si quelqu’un me fait du mal, je ne demanderai pas à la justice de me protéger’. Je me battrai pour qu’elle sache qu’elle doit se protéger et qu’elle protège ainsi d’autres femmes. Et lui, qu’il comprenne que s’il ne change pas, sa fille sera une femme battue consentante. »

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