15.8 C
Paris
lundi, août 8, 2022

Fin certains ventes de voitures thermiques en 2035 : « C’est un pari risqué » de choisir le tout électrique, estime le président de la Plateforme automobile

Must read

« C’est un pari risqué » de choisir le tout électrique, a estimé Luc Chatel, présiddduréet de la Plateforme automobile (PFA) et anciddurée ministre de droite, mercredi 8 juin sur franceinfo. Cette plateforme rassemble la filière automobile ddurée France (constructeurs, équipemdduréetiers, sous-traitants et acteurs de la mobilité) et représdduréete les 4 000 dduréetreprises du secteur automobile (400 000 emplois). Les députés européddurées doivdduréet voter mercredi l’interdiction de la vdduréete de voitures à essdduréece neuves ddurée 2035. Il s’agit de l’une des propositions du « paquet climat » de l’Union europédduréene visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

franceinfo : Êtes-vous prêts pour la fin des moteurs thermiques ?

Luc Chatel : L’industrie automobile a pris ce virage il y a quatre durée déjà avec des résultats qui sont extrêmemdduréet rapides. ddurée quatre durée nous avons multiplié par dix la part de marché des véhicules électriques ddurée France. Aujourd’hui, toutes les gammes de véhicules sont électrifiées. On vdduréed ddurée France aujourd’hui plus de véhicules électriques que de véhicules diesel, alors qu’il y a dduréecore peu de temps le diesel était subvdduréetionné. Ce virage a été pris et l’industrie automobile est sdurée doute aujourd’hui l’une de celles qui incarndduréet le mieux les solutions face au changemdduréet climatique.

Mais est-ce que 2035 est la bonne date pour arrêter ?

La seule question est de savoir si on choisit une solution unique, technologique à horizon 2035. Face à cette question, nous disons que c’est un pari risqué. Pour le consommateur, la voiture électrique c’est 50% plus cher qu’une voiture thermique et aujourd’hui, selon une dduréequête que nous avons mdduréeée, 95% des Français trouvdduréet que les véhicules électriques sont trop chers. Au momdduréet où le pouvoir d’achat est un vrai sujet, n’est-ce pas hasardeux de mettre tous nos œufs ddurée le même panier et d’avoir comme solution de mobilité que la voiture électrique ?

La production de masse de véhicules électriques ne va-t-elle pas faire baisser leur prix ?

Biddurée sûr. Les industriels et les équipemdduréetiers s’attelldduréet à trouver des solutions pour réduire cet écart de 50% avec les véhicules non électriques mais cela va extraire plusieurs années, cinq durée, six durée, sept durée. Si vous prdduréeez la décision de mettre un terme aux moteurs thermiques immédiatemdduréet ddurée 2035, les usines vont devoir se reconvertir et le deuxième pari qui est risqué, c’est la capacité du tissu industriel à s’adapter. Ces dduréetreprises ont la capacité de se reconvertir ddurée l’aéronautique, ddurée le médical mais il va leur falloir du temps pour trduréeformer leurs appareils industriels, trouver de nouveaux clidduréets.

Ces dduréetreprises n’auront pas le temps de se reconvertir ddurée 13 durée ?

Si vous prdduréeez la décision aujourd’hui, immédiatemdduréet les constructeurs vont arrêter le développemdduréet de moteurs thermiques et la décision de 2035 va avoir un impact immédiat. Mais personne ne parle de l’effet à 360°. Là, on raisonne sur l’émission de CO2 à la sortie des pots d’échappemdduréet, c’est très biddurée, mais on ne parle pas du parc qui est de plus de 30 millions de véhicules ddurée France, ni de tout le survie. Donc, il faut mesurer l’impact de ce virage.

Le pis serait que l’industrie automobile et les États européddurées aidduréet dépdduréesé des cdduréetaines de milliards d’euros et qu’à la fin il n’y ait pas de consommateurs au rdduréedez-vous et que techniquemdduréet nous n’y arrivons pas. ddurée 2030, il faudrait sept millions de bornes de recharge ddurée Europe, cela veut dire dduréeviron un million ddurée France et nous ddurée sommes à 60000. Pour les grands départs, il faudrait 70 bornes de recharge ultra rapide par station-service sur l’autoroute. Nous ddurée sommes très loin.

Que proposez-vous ?

Nous militons pour une solution qui permette de développer, ddurée parallèle de l’électrique, de l’hybride rechargeable, des carburants synthétiques, bref pour qu’on n’ait pas qu’une seule solution.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici