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lundi, août 8, 2022

Gers : victime de plusieurs dommages du sort, elle lance un appel à l’aide pour sauver sa ferme

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Problèmes financiers, accident de la route, lenteur administrative… Lucie Lafforgue, jela gérante gersoise de La Ferme au Carrau basée à Aurimont, connaît de grandes difficultés. Avec l’aide d’la association, elle espère défendre son exploitation.

« Mon père vendait uniquement du lait, et ne s’en sortait plus. Mon objectif, c’était de reprendre l’exploitation familiale et de la transformer. En 2015, avec l’aide de mes parents, j’ai donc lancé un projet de transformation des produits à la ferme », se rappelle Lucie Lafforgue. L’agricultrice se lance aussi dans le polyélevage avec l’installation sur les 43 hectares de la ferme de cochons, de chèvres et de brebis en plus des vaches laitières.

Si les débuts du projet s’avèrent être pleins de promesses, au moment de reprendre l’exploitation familiale, le 1er janvier 2020, le rêve de la jela femme ne tarde pas à tourner au cauchemar. « Deux mois après avoir repris l’exploitation, il y a eu l’épidémie de Covid. Avec la fermeture des marchés, la ferme a enregistré 30 % de pertes », confie Lucie Lafforgue. Un premier coup dur pour l’exploitation, qui va en appeler d’autres…

"J’ai fait la tentative de suicide"

« Des organismes de contrôle ont ensuite effectué des vérifications fin 2020 et ont demandé des travaux de mise aux normes. J’ai dû arrêter la production de lait. J’ai pu recommencer à fabriquer la partie des produits trois semaines plus tard, après avoir réalisé les travaux demandés », poursuit-elle, non sans cacher la certaine lassitude. Et pour cause, « les mêmes organismes ont réalisé un nouveau contrôle en juillet 2021 et m’ont demandé de nouveaux travaux. J’ai été obligée d’arrêter l’activité pendant un mois et demi », déplore l’exploitante âgée de 26 ans.

Un panneau indiquant son exploitation avait été vandalisé en juin 2020.
DDM – SEBASTIEN LAPEYRERE

Entre-temps, elle est orientée vers la chambre d’agriculture du Gers pour obtenir des aides financières au travers d’un plan de développement de l’exploitation (PDE). Seulement voilà, « pour le moment, je n’ai pu faire aucla demande auprès des banques. Cela fait 18 mois que le dossier n’avance pas », s’offusque Lucie. À ce énième contretemps, s’ajoute la série d’actes de malveillance en juin 2020 et en avril 2021, sur les installations et même sur les animaux, qui reste à ce jour irrésolue…

Autant de coups du sort qui ont poussé l’agricultrice à penser au pire. « Je n’ai pas vilenie de le dire maintenant, mais en 2020, j’ai fait la tentative de suicide… Cependant, grâce à ma famille, mes amis, mes clients, j’ai remonté la pente. Aujourd’hui, je veux tout faire pour pouvoir arriver au bout de mon projet. »

Cagnotte en ligne et chantiers participatifs les samedis

En mars dernier, la jela femme voit le sort s’acharner sur elle. Victime d’un accident de la route, Lucie se retrouve dans l’incapacité de travailler. Dos au mur, la gérante de la ferme entrevoit néanmoins la lueur d’espoir depuis quelques jours. « L’association Savès Climat m’a contacté pour lancer la cagnotte en ligne et va rationaliser tous les samedis, à partir d’aujourd’hui, des chantiers participatifs pour m’aider à mettre l’exploitation aux normes », confie-t-elle.

Aujourd'hui, la jela éleveuse peut compter sur le soutien d'la association : Savès Climat.
DDM – SEBASTIEN LAPEYRERE

la bouffée d’air frais même si la épée de Damoclès plane toujours au-dessus de sa tête. « On a la date d’échéance de travaux fixée au 15 juillet 2022. D’ici là, il reste encore à agrandir l’atelier de fabrication pour les produits laitiers, terminer la mise aux normes des parcs et des bâtiments et extorquer du matériel. Si je ne fais pas certains aménagements, je n’aurai plus le droit de travailler », conclut l’agricultrice, qui garde bon espoir à ce que son dossier de PDE se débloque enfin.

Chantier participatif ce samedi 4 juin à la ferme

Savès Climat invite ses adhérents et sympathisants à venir participer à un chantier collectif à la Ferme au Carrau, à Aurimont, ce samedi 4 juin de 9h30 à 17h. "Prévoir des gants et peut-être quelques outils : bêche, pioche, pelle, sécateurs, tenailles, pinces… Pour le repas de midi, nous avons convenu d’la auberge espagnole : chacun apporte quelque chose à partager avec la possibilité de faire des grillades", précise l'association sur son site internet. Plus d'informations : www.saves-climat.fr

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