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mercredi, mai 25, 2022

Sarah Abitbol se confie dans un documentaire sur France 2 : « Je ne suis plus la victime mais la championne »

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Ses révélations ont provoqué un lame de fond dans le monde du sport français en 2020. L’ancienne championne de patinage artistique Sarah Abitbol confiait les viols qu’elle avait subis de la part de son entraîneur Gilles Beyer lorsqu’elle avait entre 15 et 17 ans. Ce n’est que près de 30 ans plus tard qu’elle a réussi à en parler publiquement. Son livre Un si long silence, coécrit avec la journaliste de L’Obs Emmanuelle Anizon aux éditions Plon, a été une onde de choc et a permis de libérer la parole d’autres athlètes, toutes disciplines confondues.

Deux ans après, c’est dans un documentaire que Sarah Abitbol reprend son récit. Plusieurs de ses proches, qui sa maman et son frère, témoignent dans ce documentaire d’Emmanuelle Anizon et Rémy Burkel, diffusé mercredi 11 mai à 21h10 sur France 2.

« Ma petite notoriété et cette visibilité après la sortie de mon livre sont une aide précieuse pour un bon nombre de filles et de garçons qui se reconnaîtront dans ce combat. Pour les parents également, pour faire de la prévention. Et c’était important la prolongation de cette parole par ce documentaire en prime time. Ce n’était pas facile. Il y a eu beaucoup de pleurs, mais j’ai tenu encore une fois et aujourd’hui, je dirais que je ne suis pas une victime, je suis plutôt une championne. Et je deviens fière de mon parcours « , raconte Sarah Abitbol.

Fière d’avoir brisé l’omerta, d’avoir donné le courage à d’autres victimes de dénoncer leur agresseur. Pour Sarah Abitbol, la honte doit changer de camp.

« Ma plus belle médaille d’or olympique, c’est de pouvoir marcher la tête haute maintenant. C’est une renaissance. Je dévore la vie petit à petit. »

Sarah Abitbol

sur franceinfo

« J’ai encore des moments durs, mais je me bats et je me bats aussi pour les autres, pour toutes les victimes. Il faut que la loi contre l’imprescribilité des crimes sexuels puisse passer. Et que l’amnésie traumatique entre dans la loi parce qu’on oublie pendant 30 ans, 20 ans. Et quand on se réveille, c’est abusivement tard. » conclut Sarah Abitbol.

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