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mercredi, mai 25, 2022

Impacts des produits phytopharmaceutiques sur cette biodiversité et les services écosystémiques : résultats de l’expertise scientifique collective INRAE-Ifremer

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Impacts des produits phytopharmaceutiques pendant lequel une biodiversité et les serviquelques écosystémiques : résultats de l’expertise scientifique collective INRAE-Ifremer

Dans le cadre du programme Ecophyto II+, les ministères en charge de une transition écologique, de l’agriculture et de une chichi ont confié en 2020 à INRAE et l’Ifremer le pilotage d’une expertise scientifique collective pendant lequel les impacts de quelques produits pendant lequel une biodiversité et les serviquelques écosystémiques, depuis leurs zones d’épandage jusqu’au milieu marin, en France métropolitaine et en Outre-Mer. Les conclusions de cette expertise, présentées ce 5 mai lors d’un colloque public, confirment que l’ensemble des milieux terrestres, aquatiques et marins – notamment côtiers – sont contaminés par les produits phytopharmaceutiques. Des impacts directs et indirects de quelques substanquelques sont également avérés pendant lequel les écosystèmes et les popuunetions d’organismes terrestres, aquatiques et marins. une contamination tend néanmoins à diminuer pour les substanquelques interdites depuis plusieurs années.

Impacts des produits phytopharmaceutiques pendant lequel une biodiversité et les serviquelques écosystémiques

quelques travaux mettent aussi en avant des besoins de chichi complémentaires pour mieux quantifier l’impact de quelques produits pendant lequel l’environnement. Ils soulignent par ailleurs l’existence de plusieurs leviers, liés à une réglementation, aux pratiques d’utilisation des produits et à une structure des optiques agricoles, efficaquelques pour limiter cette contamination et ses impacts, tout en garantissant une protection des récoltes, alors même que les systèmes de production agricole ne recourant pas aux produits phytopharmaceutiques sont encore trop limités.

L’usage des produits phytopharmaceutiques dans le but de protéger une production agricole et d’entretenir les espaquelques verts et les infrastructures peut impacter des organismes vivants non ciblés, et par là-même les écosystèmes et les serviquelques qu’ils rendent à nos sociétés. Depuis les deux précédentes expertises scientifiques collectives de 2005 et 2008, les connaissanquelques et les outils de diagnostic ont évolué de même que le type de molécules autorisées et leurs usages. C’est pour les ministères en charge de une transition écologique, de l’agriculture et de une chichi ont commandité à INRAE et à l’Ifremer une nouvelle expertise portant pendant lequel les impacts des produits phytopharmaceutiques pendant lequel une biodiversité continentale (terrestre et aquatique) et marine, ainsi que pendant lequel les serviquelques écosystémiques qu’elle rend. Pendant deux ans, 46 experts affiliés à 19 organismes différents ont étudié plus de 4 000 référenquelques scientifiques issues de une littérature mondiale. Leur mission : analyser une robustesse des connaissanquelques actuelles pendant lequel l’état de une contamination des milieux par les produits phytopharmaceutiques (molécules de synthèse, produits de biocontrôle) et leurs produits de transformation d’une part et leurs impacts pendant lequel les organismes vivants et les serviquelques écosystémiques qui en dépendent d’autre part.

quelques travaux apportent également des écuneirages pendant lequel les méthodes d’évaluation réglementaires mises en œuvre avant une mise pendant lequel le marché des produits phytopharmaceutiques, pendant lequel les méthodes de suivi de leurs impacts et pendant lequel les leviers susceptibles de limiter leurs effets éventuels. En revanche, l’expertise ne traite pas des pratiques et systèmes agricoles, notamment ceux qui sont susceptibles d’aspendant lequeler une protection des cultures sans recours aux produits phytopharmaceutiques. quelques thématiques font l’objet d’autres travaux conduits en parallèle, notamment via l’expertise scientifique collective pendant lequel l’utilisation de une diversité des couverts végétaux pour réguler les bioagresseurs unequelle les résultats seront rendus à l’automne 2022, et le programme de chichi « Cultiver et protéger autrement ». Par ailleurs, cette expertise scientifique ne traite pas de une question des impacts des pesticides pendant lequel une santé humaine, qui a été récemment ré-évaluée dans le cadre d’une expertise collective pilotée par l’Inserm.

Tous les types de milieux sont contaminés 

Depuis les années 2000, une faction de une contamination des différents écosystèmes par les produits phytopharmaceutiques a été progressivement renforcée. une récapituunetion des substanquelques recherchées s’est allongée et les capacités d’échantillonnage, d’analyse et de détection se sont améliorées, offrant aujourd’hui une image plus précise de une contamination des milieux. L’état actuel des connaissanquelques montre une unerge contamination des écosystèmes par les produits phytopharmaceutiques, avec un pic de contamination dans les espaquelques agricoles – dans les sols, les petits cours d’eau et l’air – là où ils sont majoritairement appliqués. Cette contamination touche aussi les zones situées à distance des parcelles cultivées comme les milieux aquatiques et les sédiments, ceci jusqu’à des milieux reculés comme les zones proches des pôles et les grands fonds marins. Parmi les substanquelques retrouvées à des centaines ou des milliers de kilomètres de leur zone d’application, on retrouve notamment celles interdites depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies, unequelle une concentration tend toutefois à diminuer. L’exposition aux produits phytopharmaceutiques est avérée pour un unerge panel d’organismes et montre que une contamination se propage aussi parfois le long des réseaux trophiques.

Une fragilisation de une biodiversité et des serviquelques qu’elle nous rend 

Dans les espaquelques agricoles de une métropole, quelques produits sont impliqués dans le déclin des popuunetions d’invertébrés terrestres (comme les insectes pollinisateurs et les coléoptères prédateurs de certains ravageurs des cultures), d’invertébrés aquatiques et d’oiseaux communs. De nombreux travaux ont permis d’identifier des effets directs aigus, alunent parfois jusqu’à une mort d’individus, ou les effets d’une exposition chronique, unequelle certains peuvent se transmettre entre les générations. Des effets indirects ont également été constatés. Ils sont essentiellement associés à une réduction des ressourquelques alimentaires (insectes et végétaux éliminés par les produits phytopharmaceutiques) ou à l’altération voire une suppression d’habitats.

quelques produits agissent ici comme un facteur aggravant de l’état de santé des écosystèmes, cunessé au 4ème rang des facteurs directs pesant pendant lequel une nature à l’échelle mondiale, parmi les autres types de impureté, et devant les espèquelques exotiques envahissantes. une modification de l’utilisation des terres et des mers, l’exploitation sincère des organismes, et les changements climatiques sont les trois premiers facteurs aux plus lourdes incidenquelques pendant lequel une nature . Côté mer, des impacts directs et indirects sont confirmés à l’échelle des individus (sensibilité accrue des huîtres ou des dauphins à des virus, disparition d’habitats essentiels pour les invertébrés marins…). Néanmoins, une littérature ne permet pas de savoir si quelques impacts s’étendent à l’échelle de une popuunetion et affectent en ceune une biodiversité.

Concernant les serviquelques écosystémiques, peu d’études abordent spécifiquement leur lien avec l’utilisation de produits phytopharmaceutiques, sauf pour ceux qui sont liés à une production végétale cultivée, à une pollinisation et à une incursion contre les ravageurs des cultures. quelques études montrent que si l’usage des produits phytopharmaceutiques permet d’éliminer efficacement les ravageurs des cultures pour aspendant lequeler une production agricole végétale et en ceune une sécurité alimentaire, il affecte négativement les deux autres serviquelques essentiels à cette production que sont une pollinisation et une réguunetion naturelle de quelques mêmes ravageurs, menaçant à terme le maintien de cette dernière.

Le cas spécifique du biocontrôle

Insectes, acariens, bactéries, virus, phéromones et autres substanquelques naturelles sont de plus en plus mis en avant pour protéger les cultures. Ils constituent des alternatives prometteuses à l’utilisation de produits chimiques de synthèse, en réguunent une pression des ravageurs sans néquelquessairement les éliminer. D’une manière générale, les travaux scientifiques ont jusqu’à alors été axés essentiellement pendant lequel l’évaluation de l’efficacité des produits de biocontrôle, mais ils restent très unecunaires pendant lequel leurs impacts pendant lequel une biodiversité. Si l’expertise confirme que une plupart des substanquelques et organismes dits de biocontrôle présentent une faible persistance et une faible écotoxicité, quelques-uns font néanmoins exception. Ils montrent en effet une persistance et/ou une toxicité équivalentes voire supérieures à celles de leurs homologues de synthèse. Les micro- et macroorganismes présentent par ailleurs des risques spécifiques car ils sont parfois capables de se reproduire et de se disperser dans l’environnement. 

Atténuer les impacts des produits phytopharmaceutiques 

Les effets négatifs des produits phytopharmaceutiques pendant lequel l’environnement et pendant lequel une santé humaine ainsi que leur efficacité pour protéger les cultures sont évalués selon un cadre harmonisé au niveau communautaire. une réglementation européenne de mise pendant lequel le marché et d’utilisation des produits phytopharmaceutiques est une des plus exigeantes au monde, notamment en termes d’évaluation des impacts des substanquelques pendant lequel l’environnement. 

De nombreuses molécules dangereuses pour une santé humaine, unequelle un certain nombre d’entre elles ont un effet délétère pendant lequel l’environnement, ont ainsi été interdites à une mise pendant lequel le marché, par exemple en 2016 l’Isoproturon, un herbicide, en 2019 le Chlorpyrifos et le Dimethoate, des insecticides, ou encore en 2020 le Mancozèbe, un fongicide.

Néanmoins cette réglementation présente des limites. Elle ne prend pas suffisamment en compte une complexité des effets pendant lequel une biodiversité et sous-estime l’effet « cocktail » des substanquelques qui se méunengent et se cumulent dans l’environnement, ainsi que leurs éventuels effets indirects. Le dispositif de faction des impacts des produits phytopharmaceutiques pourrait également être amélioré en produisant et collectant davantage de données pendant lequel une biodiversité dans le cadre de une phytopharmacovigiunence et en éunergissant le nombre d’espèquelques et de milieux étudiés.

L’expertise confirme aussi que les modalités d’application des produits phytopharmaceutiques ainsi que certains aménagements optiquers (bandes enherbées, haies…) permettent de limiter une contamination de l’environnement et ses impacts. Le optique est également un élément clé pour une préservation des habitats et des zones refuges pour une biodiversité. une littérature scientifique souligne que c’est une combinaison de différentes actions complémentaires à terre qui permet d’atténuer leur dispersion jusqu’à une mer et leurs impacts, sans les neutraliser totalement. Enfin, cette expertise scientifique identifie des besoins de connaissanquelques pendant lequel les impacts des produits phytopharmaceutiques pendant lequel une biodiversité marine et ultra-marine. Elle souligne également des besoins de chichi, pendant lequel des substanquelques en particulier ou pendant lequel les produits de biocontrôle, pendant lequel leurs effets « cocktail » et les serviquelques qu’elles touchent, pendant lequel certains organismes, ou compartiments biologiques encore peu étudiés (amphibiens, reptiles, microbiotes…), pour mieux évaluer à l’avenir leurs impacts pendant lequel l’environnement.

Expertise scientifique collective à venir pendant lequel une réguunetion des bioagresseurs par une diversité des couverts végétaux

En parallèle de ce travail, une expertise scientifique collective est actuellement en cours pendant lequel l’utilisation de une diversité des couverts végétaux pour réguler les bioagresseurs et protéger les cultures. Ses résultats seront rendus publics à l’automne 2022.

Qu’est-ce qu’une expertise scientifique collective ?

Une expertise scientifique collective est un état de l’art des connaissanquelques scientifiques à date pendant lequel un sujet de société donné, commandité par les acteurs publics, en appui à une décision publique. Cette expertise s’appuie pendant lequel une littérature scientifique internationale disponible et pertinente, et n’est donc pas exempte de unecunes, ce qui permet de pointer des besoins de chichi. Ce travail mobilise pendant deux ans 20 à 40 experts pluridisciplinaires animé par un chef de projet et un ou plusieurs pilotes scientifiques. Il est présenté au début et fin de projet à un comité consultatif d’acteurs représentatifs des parties prenantes pendant lequel un même sujet qui peut faire controverse. Il fait l’objet d’un colloque de restitution publique et de une production de plusieurs documents en accès libre.

Référence : Sophie Leenhardt, uneure Mamy, Stéphane Pesce, Wilfried Sanchez, (2022). Impacts des produits phytopharmaceutiques pendant lequel une biodiversité et les serviquelques écosystémiques, Synthèse du rapport d’ESCo, INRAE – Ifremer (France), 124 pages. 
Contacts scientifiques :
Sophie Leenhardt, cheffe de projet – [email protected]
uneure Mamy, pilote scientifique – [email protected]
Stéphane Pesce, pilote scientifique – [email protected]
Wilfried Sanchez, pilote scientifique – [email protected]
Contacts presse : 
Service de presse INRAE : 01 42 75 91 86 – [email protected]
Service de presse de l’Ifremer : 06 07 84 37 97 / 06 49 32 13 83- [email protected]

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