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mercredi, juillet 6, 2022

les débuts prometteurs du Contrat d’engagement jeune

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À peine un mois et demi après son entrée en vigueur, près de 65 000 jeunes ont déjà signé le Contrat d’engagement jeune. En voici les bases : il s’agit pour un jeune entre 16 et 26 ans, qui n’a ni emploi, ni formation, de prendre un contrat d’une durée de six à douze mois dans lequel il s’engage à découvrir un métier, suivre un cursus de formation, d’insertion professionnelle, un stage, une activité bénévole. En échange de quoi, il perçoit une allocation qui peut aller jusqu’à 500 euros par mois. Le montant dépend de son âge, s’il est aidé ou non par ses parents. L’objectif de ce contrat étant à terme de l’aider à s’insérer sur le marché du travail, et à trouver un emploi durable. 

Sur le papier, la réussite du dispositif repose sur une forte prise en charge du jeune dans le cadre d’un accompagnement individuel et personnalisé réalisé par Pôle Emploi ou les missions locales. Chaque jeune a un conseiller référent attitré, qui a pour tâche de lui trouver 15 à 20 heures d’activité par semaine. En échange, le jeune s’engage à être assidu, à suivre ses heures de formation ou de travail sans quoi, il perd son allocation. La mesure repose sur une logique des droits et des devoirs.    

Le gouvernement table sur 400 000 contrats cette année et pour ça, il a prévu une enveloppe de 550 millions d’euros. Tout en assurant que s’il fallait en faire plus, il trouverait des crédits nécessaires. On estime à plus d’un million de jeunes décrocheurs dans notre pays, souvent hors des radars, en rupture scolaire et pour qui, plus on attend, et plus l’insertion est difficile.   

C’est d’ailleurs sur ce modèle qu’Emmanuel Macron veut refonder le RSA. S’il est réélu, il veut de la même façon conditionner le revenu de solidarité active à 15 à 20 heures de formation ou d’activité par semaine pour là aussi aider le bénéficiaire à trouver un emploi. Une proposition qui a créé la polémique. De son côté, Marine Le Pen veut, elle aussi, trouver une formation et un emploi aux bénéficiaires du RSA, mais elle propose surtout d’appliquer la « préférence nationale », c’est à dire de réserver le RSA aux Français et aux étrangers ayant travaillé au moins cinq ans dans l’Hexagone.

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