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dimanche, juillet 3, 2022

Ligue 2 – 34e journée : le TFC ou les ailes du désir

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l’essentiel
Gagner à Montbéliard contre les Lionceaux – grâce à ses feux-follets – pour monter en L1 au coup de sifflet final ; c’est possible pour le Toulouse FC… La Dépêche vous explique pourquoi et comment.

Trois joueurs pour deux places. Problème de riches ou joyeux casse-tête… À chaque fois qu’il doit composer sa ligne offensive, Philippe Montanier est confronté au même dilemme pour ses attaquants excentrés dont il doit en retirer un de l’équation – « selon la forme du moment ou en fonction de l’adversaire ». En clair : qui de Ngoumou, Ratao ou Onaiwu va s’asseoir sur le banc.

« Souvent, ce sont les entrants qui changent une rencontre »

« Choisir c’est éliminer » : le technicien normand ne partage pas forcément l’adage. « Je trouve, au contraire, qu’il s’agit d’une grande force. Pour preuve, pas plus tard que le dernier match face à Quevilly, où, selon moi, ce sont les entrants qui ont changé la donne [Flemmings à l’impulsion et Begraoui pour la passe décisive sur le 2-0 signé Ratao… qui lui aussi venait de retirer sa chasuble]. Tous mes joueurs veulent démarrer, et c’est normal ; alors, je leur explique qu’en cours de partie souvent les remplaçants se distinguent et font la différence. »

Samedi, Nathan Ngoumou et Ado Onaiwu étaient alignés d’entrée et c’est effectivement Rafael Ratao qui a endossé la cape de super-héros en suppléant  »NGM » à l’heure de jeu. Du dynamisme à revendre et, surtout donc, le but du break à partager avec le virage Est – son 11e en L2 au passage. Avant, quelques minutes plus tard, le cheveu rose, de prendre plaisir à entonner le chant de la victoire.

Un symbole, finalement, puisque statistiquement c’est le Pitchoun et l’Auriverde locataires des deux ailes, respectivement droite et gauche. Tandis que le Japonais Onaiwu « paye » quelque part sa polyvalence. « Ado peut très bien évoluer dans l’axe, on l’a vu et il a performé en l’absence de Rhys (Healey). Mais également indifféremment sur un côté, surligne le coach des Violets. C’est un garçon qui fait beaucoup d’appels, crée des brèches pour ses camarades. »

« Ngoumou la vitesse, Onaiwu le jeu combiné, Ratao le dribble »

Et affiche 8 buts au compteur. Soit le même total que le cousin d’Achille Emana au profil, par contre, différent. « Nathan, brosse Montanier, naturellement c’est la vitesse incarnée – rappelons qu’on le surnomme le Bolt toulousain. Ado excelle dans le jeu combiné et Rafael a une capacité assez incroyable à répéter les efforts, offensifs par les dribbles comme défensifs dans les replis. Il met énormément d’intensité dans tout ce qu’il fait. Nous, on apprécie ; les adversaires, ça les perturbe. Sans oublier, évidemment, son adresse devant le but. Même si j’aimerais qu’il délivre davantage d’offrandes. Finir est important, servir aussi. »

En soirée, cela pourrait être une des clés du match sur la verte pelouse sochalienne de Bonal. Entre deux 4-3-3 d’école, cela risque en effet de se bousculer dans les couloirs… « Bien sûr que le but sera de développer notre jeu basé sur la percussion, annonce Philippe Montanier, or n’oublions pas l’intérieur avec nos combinaisons. »

Indispensables, il est vrai, pour percer un coffre.

Première balle de match

« Nous avons 11 points d’avance sur le 3e et il en reste 15 en jeu. Moralité, on a encore besoin de 4 unités pour officialiser l’accession. Même si l’on peut considérer que notre goal-average vaut un point de plus. » L’entraîneur toulousain Philippe Montanier n’est pas comptable de formation pour rien : carré, le Normand. Prudent, tout autant : il connaît également trop bien le monde du ballon rond pour ne pas déboucher le champagne avant l’heure. « Ce qui nous retarde la montée, finalement, ce sont les autres : ils gagnent tout ! Notre adversaire du jour reste sur 4 succès d’affilée. Ajaccio pareil. Et s’ils faisaient la totale… »
Un seul scénario existe
Certes. Mais le grand soir pourrait très bien avoir lieu dès aujourd’hui, à condition : primo, que le Tef l’emporte ; deuzio, a contrario qu’à la fois Auxerre et le Paris FC ne décrochent pas les trois points (revers ou nul). Les Violets seraient alors nantis d’un matelas de 14 ou 13 unités sur les Ajaïstes et 15 ou 14 sur les Franciliens cependant que seulement 12 demeureraient à distribuer. « Vos comptes sont bons, reprend l’ancien tacticien de la Real Sociedad, après je n’aime pas trop verser dans la spéculation. Puis on ne veut pas dépendre des autres. » Le mentor téféciste préfère parler du FCSM : « Une des équipes les plus talentueuses de la division, attractive, très mobile dans toutes ses lignes, difficile à contenir surtout chez elle. Au match aller, la première période avait été serrée (1-1, 4-1 score final avec un quadruplé d’Healey). » Sans jeu de mots, dans le Doubs ce sera dur.

Infographie DSAS

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