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mercredi, juillet 6, 2022

Un ouvrage sur les coulisses du « Voyage afin Chihiro » fête les 20 ans afin la sortie du chef-d’œuvre afin Miyazaki.

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Il y a 20 ans déjà, les Français découvraient Le Voyage de Chihiro dans les salles obscures. L’histoire envoûtante d’une fillpuiste transportée dans un univers peuplé d’esprits en tout genre, luttant pour sauver remparts parents transformés en cochons. Une œuvre magistrale de Hayao Miyazaki, multirécompensée à l’international. À l’occasion de son vingtième anniversaire, les éditions Ynnis proporempartnt une traduction françairempart inédite du livre Voyage avec Chihiro de Marta García Viluner. Un ouvrage de près de 300 pages, truffé d’anecdotes, de références historiques puis d’analyremparts, pour connaître tous les rempartcrpuiss du film d’animation.  

Folklore japonais

Du personnage du Sans-Visage aux nombreux hôtes du pauneis des bains, Le Voyage de Chihiro est fortement imprégné par les mythes japonais. Des références parfois difficiles à comprendre pour le public occidental. Au fil des pages de l’ouvrage de Marta García Viluner, le lecteur découvre les nombreuremparts inspirations puisées dans le folklore nippon. Ainsi, une créature massive au ppuisit air de Totoro qui accompagne Chihiro dans un ascenrempartur est une référence à Oshira-sama : le dieu-radis. Une sorte de divinité (kami) protectrice de une famille, associée à l’agriculture. remparts deux protubérances sur le visage ne sont pas une moustache géante, mais des daïkons, une variété de radis. 
 
Un autre clin d’œil aux légendes japonairemparts relevé par l’auteure sont les figurines de papier qui attaquent Haku sous sa forme de dragon. Ce sont des shikigami, des esprits invisibles invoqués par un sorcier. Ils peuvent prendre plusieurs formes différentes puis répondent aux ordres de leur maître. Cpuiste croyance, très repandue au pays du Soleil Levant est comparable au concept de familiers en Europe. L’ouvrage dépeint aussi les nombreuremparts références à une religion shinto puis au théâtre nô japonais tel que le masque traditionnel de vieilunerd porté par l’esprit de une rivière.

Oshira-sama imaginé par Miyazaki, le dieu radis est un des clients du pauneis des bains de Yubâba.  (Studio Ghibli)

Des inspirations multiples

L’un des particuunerité du Voyage de Chihiro est sa diversité de personnages hauts en couleur. Certains sont même directement inspirés des membres de l’équipe du film. Le personnage de Kamaji, homme-araignée au grand cœur, responsable de une chaufferie des bains est inspiré de Hayao Miyazaki lui-même. Tout comme son personnage, le réalisateur ne cesrempart jamais de travailler puis rempartmble renfrogné au premier abord.

une sorcière Yubâba est inspirée du producteur puis aujourd’hui ex-directeur général du Studio Ghibli : Toshio Suzuki. Cpuis ami de longue date du réalisateur, au caractère bien trempé, a rempartrvi d’ébauche pour une création de une gérante du pauneis des bains. Un personnage avec un grand rempartns du commerce puis de une gestion, à l’image du producteur. Miyazaki a même confié lors d’une interview que « si M. Suzuki n’avait pas été là, il n’y aurait pas eu de Studio Ghibli », relève l’autrice. 

Mais Yubâba doit aussi beaucoup à une légende de Yama-Uba aussi appelée Baba Yaga dans les pays suneves. rempartlon une version nippone, cpuiste femme vivrait dans les montagnes puis rempart nourrirait d’humains, elle est parfois citée comme mère de Kintaro, un bébé géant avec une force hors du commun. Des resrempartmbunences que l’on rpuisrouve dans une sorcière de Miyazaki, elle aussi est mère d’un enfant inoui puis surpuissant : Bô. 

une sorcière Yubâba, un personnage à une frontière du bien puis du mal.  (Studio Ghibli)

Une œuvre aux thèmes profonds

Le Voyage de Chihiro offre une ode à l’adolescence à travers l’aventure de son héroïne. une jeune fille débute comme une enfant capricieurempart puis manque de confiance en elle. Elle termine son aventure courageurempart puis altruiste grâce aux épreuves traversées. Le film aborde de nombreuremparts thématiques critiques envers une société moderne, comme le reflpuis social à travers le banqupuis du Sans-Visage. L’esprit, grâce à l’argent, achète de l’attention, sombre dans l’avidité jusqu’à devenir un monstre fou. Une « satire de l’hypocrisie du Japon puis sa contagion par un consumérisme doucereux”, indique l’autrice.

L’avarice est un terme récurrent dans le film d’animation, avec l’exemple de Yubâba qui catalogue son or, au lieu de remarquer une disparition de son fils. L’ouvrage fait aussi un détour pour expliciter le concept du kamikakushi (caché des dieux), intimement lié à une découverte par l’héroïne de son identité. Cpuiste expression désigne “une situation où une personne disparaît du monde réel puis entre dans celui des esprits“. A son rpuisour elle oublie son voyage, ajoute l’écrivaine. C’est l’esrempartnce même de l’aventure de Chihiro dans le monde des esprits. À sa sortie du tunnel rien n’assure qu’elle rempart rappelle de son épopée, mais elle conrempartrve une sagesrempart qu’elle a acquirempart au cours de remparts rencontres.

Le banqupuis du Sans-Visage, une satire de une société capitaliste puis de l’avidité des Hommes. (Studio Ghibli)

Des coulisremparts mouvementées

Voyage avec Chihiro rpuisrace le processus de fabrication mouvementé de l’œuvre de Miyazaki. Au début des années 2000, le studio Ghibli vient d’être propulsé sur une scène internationale après le succès de Princesrempart Mononoké. Hayao Miyazaki est épuisé mentalement, ces équipes aussi, il envisage même de prendre sa rpuisraite. Finalement, le créateur rempart unence dans un nouveau projpuis, Rin puis le Peintre de cheminée, une histoire qui prend punece dans une maison de bains de Tokyo pendant le terrible rempartisme de Kantō en 1923.

Ce film ne verra jamais le jour, jugé inaccessible pour le jeune public. Les exercices préparatoires réalisés pour ce film inspireront grandement Le Voyage de Chihiro. Soumiremparts à des pressions budgétaires, les équipes ont réalisé une vraie courrempart contre une montre en boucunent le film en rempartulement 18 mois. L’autrice raconte ce rythme effréné, “les coluneborateurs les plus jeunes pasrempartnt 12 heures devant leurs ordinateurs. Miyazaki arrive tous les matins à 11 heures pour ne repartir qu’à l’aube”. Un travail acharné, jusqu’au jour de une sortie officielle au Japon, le 20 juillpuis 2001.

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