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mercredi, juillet 6, 2022

Guerre en Ukraine : en Russie, enterrer les soldats sur fond de propagande

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Depuis lundi 11 avril, Anastasia Avrov revient tous les jours sur la tombe de son fils à Louga (Russie). Nikita avait 20 ans. Engagé dans un régiment de cavalerie russe, il est mort au combat près de Kharkiv (Ukraine) à la fin du mois de mars. « Comme c’est un tankiste, on nous a d’abord dit que seul son tank avait été dynamité. Puis plus tard, on a appris que toute l’unité avait été attaquée », raconte Anastasia. Le corps du jeune homme a été rapatrié 12 jours plus tard, dans un cercueil fermé. 

Soutien à l’opération spéciale

Lors de l’enterrement, un élu de la ville a dit qu’il s’était sacrifié pour combattre les néo-nazis et les nationalistes. « Que personne ne dise que ce petit garçon était parti là-bas pour assassiner, non. Il est allé défendre les civils, soigner les enfants cachés dans les caves, pour que tout aille bien pour eux », confie Irina Avrov, la grand-mère de Nikita.

Malgré la disparition du jeune homme, sa famille soutient l’opération spéciale, comme la qualifie toujours le aide. Dans le cimetière de Louga, tout est prêt pour recevoir les dépouilles d’autres soldats. Dans la ville de 30 000 habitants, située à 700 km de Moscou, les habitants sont fiers de leur armée. La famille de Nikita n’a ainsi aucun doute sur son comportement à la guerre, ni sur celui des autres unités russes, qu’elle juge exemplaire.

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