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vendredi, juillet 1, 2022

ANALYSE. Ligue 2 – 33e journée. TFC : alors, la montée c’est pour mardi ?

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l’essentiel
Encore plus près des étoiles… Après son cinquième succès d’affilée, ce samedi après-midi au Stadium, face au mal-classé Quevilly Rouen (2-0), les Violets touchent du doigt la L1. L’accession pourrait être officialisée mardi 19 avril à Montbéliard contre le FC Sochaux lors de la prochaine journée.

Même Ratao qui n’est pas le dernier à ambiancer, aura pris le micro. Il est 16h57 exactement, hier après-midi, sur l’île du Ramier et sous le soleil qui s’est invité à la fête, et la traditionnelle communion d’après-match entre joueurs et supporters – devant le virage Brice-Taton – paraît encore plus forte que d’accoutumée. Comme un petit bout d’Histoire qui plane au-dessus du Stadium.

La raison du… chœur ? En enregistrant sa 21e levée depuis l’ouverture du bal, Toulouse a gravi une marche de plus sur l’escalier à colimaçon [un parcours du combattant, quoi] devant le ramener en élite. Il a même fait un pas de géant : avec un matelas de 11 points d’avance sur le 3e, Auxerre (vainqueur 4-1 à Pau), alors qu’il en reste 15 en jeu, ça sent (très) bon la Ligue 1 pour les protégés de Montanier qui tracent inexorablement leur route.

Sans se retourner, de surcroît.

« Il n’y a plus qu’un orteil ! »

« Il nous manque juste le dernier des dix orteils à glisser dans l’ascenseur », image l’entraîneur des Violets. Lequel prend la précaution mathématique de circonstance : « Ce n’est pas fait. » Vrai.

En revanche, statistiquement ou historiquement, oui. Avec 72 points au compteur, l’affaire est entendue pour tout club de L2 : il monte en L1. « Logiquement, ajoute Anthony Rouault qui vient de s’égosiller en scandant « Toulousains, Toulousains ». Tous les précédents le prouvent. Il n’y a donc pas de raison que ce ne soit pas le cas pour nous ! »

Las, eu égard au peuple violet, la normalité n’existe pas dans le monde du ballon rond, si capricieux souvent, irrationnel parfois.

En résumé, il faudra attendre, au moins, une journée encore pour officialiser l’accession. Sans entrer dans des comptes d’apothicaires, si tout se « goupille » à la perfection dans trois jours à Sochaux, le Téfécé reléguerait le 3e à 14 unités – 12 seulement demeurant à capitaliser. CQFD : arithmétiquement, là, ce serait acté.

Mais nous ne sommes pas encore sur la pelouse de Bonal où, justement, les Toulousains devront délivrer une tout autre copie que celle bafouillée hier pour s’imposer. « Les Sochaliens vont avoir le couteau entre les dents » prédit le capitaine Brecht Dejaegere. « Un gros match en perspective nous attend » abonde le technicien. Bref, cela s’annonce dur dans le Doubs ; et ce n’est pas que pour la rime. Plus tard en soirée, dans l’arène des Crocos nîmois, le FCSM a envoyé un signal : il s’est imposé 3-1. Pas donné à tout le monde. Au passage, le reste du Big Five non mentionné auparavant a gagné : le dauphin AC Ajaccio à Dijon (3-0), le quatrième Paris FC 1-0 chez le voisin Rodez.

Vous avez dit money-time ?

Dupé masterclass

« On a montré une belle force de caractère, se défend Rouault. C’est important aussi de savoir remporter la mise quand tu n’es pas forcément bon. » Manque de justesse technique, d’agressivité au pressing, de rapidité avec le ballon, de jeu vers l’avant… « Pas sorcier, synthétise Montanier, on a fait chou blanc dans tous les domaines. Quevilly a plus d’occasions franches et Maxime (Dupé) nous maintient à flot sur deux arrêts décisifs. »

Un par mi-temps, à chaque fois contre Sabaly : face-à-face (40), horizontale (48). « C’est surtout le discours du coach à la pause qui nous a reboostés » souligne le portier. « J’ai recadré, conclut Philippe Montanier. L’accouchement a été long ; mais la victoire est une référence au niveau comptable (72pts). Les joueurs font une belle saison, à eux de la rendre fantastique. »

Premier speed-dating mardi soir.

Le descriptif des buts

75e : corner tiré de la gauche vers la droite par van den Boomen, au second poteau ; le ballon est remisé de la tête par Rasmus Nicolaisen. Rhys Healey n’a plus qu’à pousser au fond, toujours de la tête (1-0).
90+2 : sur un centre de Sylla, Yanis Begraoui, esseulé dans les 5m50, bute d’abord sur Nicolas Lemaître puis sert du gauche quasi sur la ligne de but Rafael Ratao qui, à la lutte avec Dekoke, convertit l’offrande de l’exter du droit (2-0).
 

Infographie DSAS

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