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mercredi, juillet 6, 2022

la bataille des programmes présidentiels

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Pour les ménages, les propositions de la candidate du Rassemblement national sont déjà bien connues : Marine Le Pen veut surtout baisser les impôts indirects, à savoir la TVA . En la faisant passer à 5,5% sur ce qu’elle appelle les produits énergétiques : fioul, carburant, électricité, gaz. Sauf que cela suppose une négociation préalable avec les autres pays de l’Union européenne, ce que ne compte pas faire Marine Le Pen.

Selon son entourage, la candidate du Rassemblement national souhaite d’abord baisser la TVA, négocier ensuite, faisant remarquer au passage que la Pologne a pris une mesure similaire bien que temporaire sur le carburant. Marine Le Pen veut aussi exonérer totalement de TVA ce qu’elle appelle une centaine de produits de première nécessité, ce qui est interdit par les textes européens.

Autre mesure choc de la candidate du Rassemblement national, exonérer totalement d’impôt sur le revenu les moins de 30 ans, pour les inciter à rester en France, selon Marine Le Pen. Cette mesure a de grandes chances d’être recalée par le Conseil constitutionnel. Pourquoi un jeune joueur de foot qui gagne des millions ne payerait-il pas d’impôt sur le revenu alors qu’un salarié modeste de plus de 30 ans lui serait taxé ? Marine Le Pen veut aussi exclure la résidence principale de la taxation de l’IFI (l’impôt sur la fortune immobilière) en le remplaçant par ce qu’elle appelle l’impôt sur la fortune financière.

Il y a mêmes des mesures similaires dans les programmes des deux candidats. La suppression de la redevance audiovisuelle, ainsi que l’allègement de la fiscalité sur la transmission de patrimoine au sein d’une même famille. Donation et droits de succession.

Pour Emmanuel Macron, la baisse d’impôt pour les ménages s’arrête là, après un premier mandat marqué par la suppression de la taxe d’habitation, de l’impôt sur la fortune, remplacé par l’IFI, sans oublier la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital.

Les deux candidats prévoient une baisse des impôts dits de « production », du même ordre pour les entreprises : 10 milliards d’euros par an. La candidate du Rassemblement national veut, de son coté, exonérer d’impôts sur les sociétés les entrepreneurs de moins de 30 ans pendant les cinq premières années. À noter qu’aucun des deux candidats à la présidentielle ne prévoit de hausse d’impôt, ni sur les ménages, ni sur les entreprises.

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