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dimanche, juillet 3, 2022

« Complément d’enquête » se penche sur le ciblage électoral

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C’est finalement jeud 14 avril, en deuxième  partie de soirée, que sera diffusé Big data : quand les politiques nous ciblent  dans « Complément d’enquête » sur France 2.

Ce jeudi à 23h sur @france2tv, découvrez notre reportage sur le ciblage électoral, présenté par @tristanwaleckx .

Jusqu’à quels détails de notre vie privée les partis ont-ils accès ? #Complementdenquete sur ces big data que les candidats à la présidentielle s’arrachent. ⤵️ pic.twitter.com/YB9we20huC

— Complément d’enquête (@Cdenquete) April 12, 2022

Ce reportage signé Chloé Vienne révèle au grand public une pratique qui s’est généralisée : le ciblage électoral. Il consiste pour les candidats à des élections à envoyer des messages (SMS, vocaux, mails) aux citoyens afin de les inciter à voter pour eux. Emmanuel Macron avait été le seul à le faire en 2017. Pour la campagne de 2022, quasiment tous les prétendants y ont eu recours : « Sauf les tout petits partis comme ceux de Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud. Ça s’est vraiment généralisé aux élections européennes en 2019. Et puis après, aux régionales. Mais ça reste tabou. », confie la réalisatrice.

« C’est nébuleux »

Dans son enquête, seul Nicolas Dupont-Aignan assume de faire du ciblage électoral. Comme les autres, il a acheté des données personnels de milliers ou de millions de Français à des sociétés spécialisées dans la collecte des data. « Vous êtes sur internet, vous jouez à des jeux concours, vous répondez à des questions, vous voulez regarder une vidéo, on vous demande vos données personnelles parfois d’ailleurs avec des questions très précises sur votre comportement, votre mode de vie. Et en fait, ces données sont revendues par les plateformes à des entreprises de ciblage électoral. Et c’est là où c’est nébuleux. Parce que l’internaute n’imagine pas du tout que ces données, quelques mois plus tard, vont servir à des fins politiques. Ce n’est pas précisé dans les mentions légales », constate Chloé Vienne.

Initialement prévue le 8 avril, la diffusion de ce « Complément d’enquête » avait été déprogrammée en urgence. Officiellement pour cause de période de réserve qui s’ouvrait 24 heures plus tard. Les mis en cause n’auraient pas eu assez de temps pour éventuellement répondre aux attaques.

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