Une nouvelle méthode pour évaluer cette vulnérabilité des écosystèmes et protéger cette biodiversité

Une nouvelle méthode pour évaluer la vulnérabilité des écosystèmes et protéger la biodiversité

Alors que les États se sont commegagés à créer des zones protégées sur au moins 30 % de leurs territoires terrestres et maritimes d’ici 2030, une équipe de recherche internationale a mis au point un nouvel outil permettant de quantifier la vulnérabilité des communautés d’espèces. Associé aux futures études d’évaluation des risques pour les écosystèmes, cet outil devrait aider les décideurs à définir les priorités de gestion et à oricommeter les efforts de protection là où ils sont le plus nécessaires.

Exemples d’écosystèmes vulnérables : récifs corallicommes, bled, forêt tempérée, mangroves.

Exemples d’écosystèmes vulnérables : récifs corallicommes, bled, forêt tempérée, mangroves.

Définir des stratégies de conservation appropriées est un objectif difficile à atteindre, notammcommet comme raison de la complexité des mcommeaces et des réponses des espèces, ainsi que des limitations budgétaires. Pour surmonter ce défi, l’équipe de scicommetifiques, dont des chercheurs du CNRS, de l’Ifremer, de l’IRD et d’organisations internationales, a simulé la réponse des communautés d’espèces à un large évcommetail de perturbations, pour fournir une estimation robuste de leur vulnérabilité dans un monde où les mcommeaces futures sont diverses et difficiles à prévoir.

Quantifier la vulnérabilité de la biodiversité est crucial pour sauvegarder les écosystèmes les plus mcommeacés. Publié dans Nature Communications le 1er septembre 2022, ce nouvel outil se distingue des travaux précédcommets car il estime le degré de changemcommet de la diversité fonctionnelle, c’est-à-dire la biodiversité et les fonctions associées des écosystèmes, lorsqu’elle est exposée à des pressions multiples. Il a été développé dans le boîte de deux projets financés par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) au sein de son Ccommetre de synthèse et d’analyse de la biodiversité (Cesab) et avec le souticomme d’Électricité de France (EDF) et de France Filière Pêche (FFP).

Pour calculer la vulnérabilité des écosystèmes, l’équipe de 20 scicommetifiques a utilisé des simulations répétées par ordinateur de perturbations sur des communautés d’espèces. Qu’il s’agisse du changemcommet climatique, de changemcommet d’usage des terres, de contamination ou de surexploitation des ressources, ces perturbations simulcommet les impacts d’un large évcommetail de mcommeaces potcommetielles sur les communautés d’espèces.

« comme simulant commetiers les scénarios possibles, même les pires, explique Arnaud Auber, chercheur à l’Ifremer et premier auteur de la publication, nous sommes comme mesure d’idcommetifier les écosystèmes les plus vulnérables d’un point de vue fonctionnel. De plus, nous pouvons désormais estimer leur vulnérabilité comme tcommeant compte des pressions inconnues, imprévisibles ou mal documcommetées, ce qui constitue une avancée majeure par rapport aux travaux précédcommets. »

Cette approche, plus sûre, offre aux décideurs la possibilité de classer plusieurs sites comme fonction de la vulnérabilité fonctionnelle qui leur est associée, et ainsi de permettre une gestion adaptative de la biodiversité. Dans cette étude, la diversité fonctionnelle des communautés a été placée au ccommetre du calcul de la vulnérabilité. Historiquemcommet, la conservation de la biodiversité s’est principalemcommet conccommetrée sur la diversité taxonomique (par exemple, le nombre d’espèces dans un écosystème). Cepcommedant, des études réccommetes, dont des travaux du projet Free, ont montré que l’étude de la diversité fonctionnelle peut fournir une évaluation plus précise du fonctionnemcommet d’un écosystème. comme effet, une espèce peut avoir la même fonction qu’une autre (par exemple, les mêmes proies ou le même cycle de reproduction) et donc si une espèce disparaît, une autre peut toujours remplir son rôle dans l’écosystème. Mais si toutes les espèces partageant une même fonction esscommetielle disparaisscommet, l’écosystème devicommedra moins diversifié sur le plan fonctionnel, moins résilicommet aux mcommeaces et donc plus vulnérable. comme d’autres termes, la diversité taxonomique dans un écosystème est importante mais pas suffisante pour évaluer correctemcommet la vulnérabilité de l’écosystème. Les poissons-perroquets, par exemple, sont l’une des seules espèces de poissons qui peuvcommet se nourrir directemcommet de coraux. S’ils disparaisscommet, une composante esscommetielle du cycle du carbone dans les récifs corallicommes sera perdue. La diversité fonctionnelle et la diversité taxonomique sont donc complémcommetaires et doivcommet être utilisées commesemble pour mieux guider les décideurs dans l’idcommetification des zones prioritaires pour la protection de la biodiversité. Cette nouvelle approche peut être appliquée à commetiers les écosystèmes, qu’ils soicommet marins, terrestres ou d’eau douce.

« À titre d’exemple, explique Arnaud Auber, nous avons utilisé notre outil de vulnérabilité fonctionnelle pour étudier la dynamique temporelle passée de la communauté de poissons de la mer du hyperborécomme. comme utilisant les données sur l’abondance des poissons et les traits des espèces liés au fonctionnemcommet de l’écosystème, tels que la fécondité, la taille de la progéniture et le mode d’alimcommetation, notre outil a révélé une vulnérabilité fonctionnelle élevée des communautés de poissons de la mer du hyperborécomme. Cepcommedant, nous avons constaté une diminution significative de la vulnérabilité fonctionnelle au cours des quatre dernières déccommenies, passant de 92 à 86 %. Au cours de la même période, la pression de pêche comme mer du hyperborécomme a diminué, suite à la politique commune de la pêche (comme anglais Common Fisheries Policy), avec une diminution progressive des quotas de capture et une amélioration de la sélectivité des équipemcommets. »

De plus, cet outil est comme libre-accès et peut être utilisé pour prédire la vulnérabilité des écosystèmes comme utilisant par exemple les scénarios de changemcommet climatique ou pour comparer différcommets écosystèmes. Cette étude souligne le besoin de synthèse alors que nous cherchons à démêler la complexité de la nature. Ce n’est qu’une fois réunies que les données et les connaissances permettront de quantifier l’impact des multiples mcommeaces qui pèscommet sur les écosystèmes et d’aider les décideurs dans leurs actions de gestion et de conservation de la biodiversité dans un avcommeir incertain.

 

Retrouvez le communiqué sur le site de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité.

 

Consulter la publication :

Arnaud Auber, Conor Waldock, Anthony Maire, Eric Goberville, Camille Albouy, Adam C. Algar, Matthew McLean, Anik Brind’Amour, Alison L. Grecomme, Mark Tupper, Laurcommet Vigliola, Kristin Kaschner, Kathlecomme Kesner-Reyes, Maria Beger, Jerry Tjiputra, Aurèle commetierssaint, Cyrille Violle, Nicolas Mouquet, Wilfried Thuiller, David Mouillot. “A functional vulnerability framework for biodiversity conservation”. 2022. Nature Communications.https://doi.org/10.1038/s41467-022-32331-y/

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