« Si la France n’avait pas agi, il ne se serait juste rien passé » assène Agnès Pannier-Runacher

Publié le 05/07/2021 10:56

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Cent trente pays sont parvenus jeudi 1er juillet à un accord sur une réforme de la taxation des multinationales, prévoyant notamment la mise en place d’un impôt minimum sur les bénéfices « d’au moins 15% ».

L’accord sur un nouveau système de taxation des multinationales, conclu jeudi 1er juillet sous l’égide de l’OCDE, « ne serait pas arrivé si la France n’avait pas été là », a assuré lundi 5 juillet Agnès Pannier-Runacher sur franceinfo. « Si le président de la République n’avait pas été extrêmement déterminé sur ce sujet-là, il ne se serait juste rien passé », insiste la ministre déléguée chargée de l’Industrie. Cet accord prévoit notamment un taux minimum d’impôt sur les sociétés d’au moins 15%.

« La première chose, c’est qui a mis le sujet sur la table ? C’est la France. Qui a fait la première taxation des plateformes numériques ? C’est la France. Qui a quelque part créé le débat au plan international ? Au niveau de la Commission européenne, au niveau du G7, au niveau de l’OCDE ? C’est la France », s’enthousiasme Agnès Pannier-Runacher. « Qu’est ce qui s’est passé derrière ? Plusieurs pays se sont engouffrés dans la brèche ouverte et ont imposé les plateformes numériques sur des législations nationales », remarque la ministre déléguée chargée de l’Industrie.

« Par stratégie d’alliés, nous obtenons la validation par Joe Biden et il est plus facile d’obtenir ce type d’accord avec les Etats-Unis à bord », admet Agnès Pannier-Runacher. « Mais sachons reconnaître quand même que si la France n’avait pas agi, si le président de la République n’avait pas été extrêmement déterminé sur ce sujet-là, il ne se serait juste rien passé. C’est ça la réalité », assène la ministre déléguée chargée de l’Industrie.

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