risque de fraude accru avec les tests désormais facturés aux touristes

À partir du 7 juillet, les tests Covid PCR et antigéniques deviennent payants pour les touristes étrangers venant en France. Un PCR coûtera près de 50 euros. Cette mesure risque d’amplifier le recours aux fausses attestations. 

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Publié le 07/07/2021 06:46

Temps de lecture : 1 min.

Les touristes étrangers vont devoir sortir le porte-feuille. À partir de mercredi 7 juillet, les tests Covid deviennent payants pour eux. Ils devront débourser 49 euros pour un test PCR, 29 pour un test antigénique. Le gouvernement invoque une nécessaire réciprocité quand de nombreux pays font payer leurs tests aux touristes, notamment français. Mais cette mesure risque de pousser un certain nombre de voyageurs à acheter ou à produire de fausses attestations. 

En trois clics, et à peine dix secondes, Louise vient ainsi de créer un faux test PCR. « Il suffit d’ouvrir ce fichier en PDF, et je change juste les quatre dates qu’il y a à changer », décrit-elle. Cette jeune femme a appris cette manoeuvre durant un stage à l’étranger. Elle trichait pour rentrer voir ses parents en France. Dans son pays d’accueil, il fallait compter une centaine d’euros pour un test. Un budget trop important quand on est étudiant, « et surtout en stage », comme elle. « Quand on rentre deux fois par mois, il faut compter 200 euros, en plus des billets de train. »

Quitte à mettre la main à la poche, certains tentent de payer moins cher, en contactant par exemple Michelle*. Elle vend ses tests sur un réseau social : 20 euros le PCR négatif. « Surtout des tests PCR d’Espagne et d’Italie », raconte-t-elle. « Des gens en vacances en Espagne ont dû voir le montant d’un test PCR », une centaine d’euros, un peu moins en Italie. La clientèle de Michelle est surtout composée d’étrangers souhaitant venir en France. 

« J’ai eu très peu de demandes de Français, surtout des étrangers qui viennent d’Italie ou du Maroc. »

Michelle, vendeuse de faux tests PCR négatifs

à franceinfo

D’après des sources policières, contrôler ces attestations est très difficile. Les résultats de laboratoire ne sont pas des documents officiels. La formule peut donc paraître tentante, mais fabriquer, vendre ou utiliser des faux documents est un délit. Les faussaires comme leurs clients risquent jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. 

*Le prénom a été modifié

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