L’impôt sur la fortune immobilière a rapporté 1,56 milliard en 2020

Le ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, réfute dans un entretien à La Croix l’accusation selon laquelle l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui a remplacé l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), serait « un cadeau aux riches ».

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Publié le 12/07/2021 08:03

Temps de lecture : 1 min.

L’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui a remplacé l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), a rapporté 1,56 milliard d’euros en 2020, a annoncé le ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, dans une interview parue lundi 12 juillet dans le journal La Croix. Un montant inférieur de 500 millions à 2019, lié au fait que les rentrées de 2019 – 2,1 milliards – incluaient des sommes dues au titre de l’IFI des années précédentes et de l’ancien ISF, précise le ministre.

« Si l’on ne regarde que les sommes dues au titre de chaque année, les recettes sont bien en progression, passant de 1,49 milliard en 2019 à 1,56 milliard en 2020 », se défend Olivier Dussopt, qui réfute l’accusation selon laquelle la réforme serait « un cadeau aux riches » (l’ISF rapportait environ 4 milliards par an).

« L’objectif de la réforme de la fiscalité du capital était d’avoir une fiscalité plus proche des standards internationaux et d’inciter à l’orientation de l’épargne vers des placements plus productifs. La réforme participe au fait que la France est devenue le pays le plus attractif de la zone euro. Elle contribue aussi à l’accélération du retour de contribuables français partis à l’étranger », analyse Olivier Dussopt, qui souligne « la grande hétérogénéité des contribuables assujettis à l’IFI. » Selon lui, « un quart seulement a un patrimoine (immobilier) supérieur à 2,5 millions d’euros ».

Selon la direction générale des Finances publiques (DGFiP), plus de 143 000 foyers ont adressé en 2020 une déclaration d’IFI, en progression de 3% sur un an. Cet impôt porte sur les patrimoines immobiliers d’une valeur totale imposable supérieure à 1,3 million d’euros (après déduction des dettes et d’un abattement de 30% sur la valeur de la résidence principale).

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