Le broyage des poussins, un système « auquel tout le monde participait » mais « sûrement pas le meilleur en termes d’éthique », estime la FNSEA

Etienne Gangneron, le vice-président de la FNSEA, se félicite que « tout un travail de recherche » ait permis d’aboutir à la technique du sexage in ovo.

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Publié le 18/07/2021 22:31

Temps de lecture : 1 min.

A partir du 1er janvier prochain, le broyage et le gazage des poussins mâles sera interdit en France, tout comme le castrage des porcelets. Un système « que tout le monde connaissait et auquel tout le monde participait », rappelle sur franceinfo dimanche 18 juillet Etienne Gangneron, vice-président de la FNSEA chargé de l’agriculture biologique. « Quand des collectivités donnent des poules pondeuses à des particuliers, elles achètent des poules, donc les mâles sont broyés », explique-t-il.

Egalement éleveur et agriculteur bio dans le Cher, il admet que cette technique, qui vise à broyer ou gazer chaque année 25 millions de poussins mâles, n’est « sûrement pas le meilleur système en termes d’éthique ». Etienne Gangneron se satisfait ainsi du fait que « tout un travail recherche » ait permis d’aboutir à un nouveau dispositif, le sexage in ovo, qui permet de déterminer le sexe de l’animal à l’intérieur même de l’œuf.

Mais cette nouvelle technique a un coût. Même si le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a assuré dimanche 18 juillet sur franceinfo que l’Etat allait débloquer dix millions d’euros d’aides pour les éleveurs, Etienne Gangneron estime que cela ne représente que 40 % du coût, et que la filière devra mettre les 60 % restants. « Evidemment, c’est un enjeu très fort en termes d’investissement », prévient le vice-président de la FNSEA.

Il craint par ailleurs que le matériel « ne soit pas mis au point suffisamment rapidement ». Par conséquent, selon lui, si la France ne parvient pas à « monter en puissance sur le dispositif », d’autres pays, qui ne changent pas leur technique, continueront à « alimenter les consommateurs français ».

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