Justice : mis en examen, Éric Dupond-Moretti conserve le soutien d’Emmanuel Macron

Publié le 16/07/2021 20:52

Durée de la vidéo : 3 min.

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Article rédigé par

N. Perez, K. Le Bouquin, D. Da Meda, C. Puech, C. Baume, A. Etienne, Complément d’Enquête, A. Bourse –

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Soupçonné d’avoir profité de son poste pour régler des comptes auprès de magistrats, le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti était convoqué vendredi 16 juillet devant la Cour de Justice de la République.

Après six heures d’audition, le garde des Sceaux, Éric Dupont-Moretti, a été mis en examen pour prise illégale d’intérêts, vendredi 16 juillet. « Il a apporté tout au long de cette audition des explications très claires et très précises sur les faits qui lui sont reprochés, ces explications n’ont malheureusement pas suffi à renverser une décision qui nous l’avons constatée, je crois, était prise avant l’audition », estime son avocat, Me. Christophe Ingrain.

Pour la Cour de justice de la République, l’ancien ténor du barreau aurait profité de sa position de ministre pour régler d’anciens comptes avec d’anciens magistrats. Deux enquêtes ordonnées par le ministre sont au cœur de la mise en examen : l’une vise trois juges du parquet national financier, qui, il y a sept ans, épluchaient ses factures téléphoniques dans le cadre d’une affaire de corruption. L’autre concerne un juge d’instruction en poste à Monaco. Éric Dupont-Moretti avait porté plainte contre lui, dénonçant les méthodes employées à l’égard d’un de ses clients. Le garde des Sceaux a annoncé que ses avocats feraient appel de sa mise en examen.

« C’est ici qu’Emmanuel Macron a appris la mise en examen d’Éric Dupond-Moretti. Il a estimé que ce n’était pas le lieu adéquat pour en parler. Mais hier soir, le chef de l’État avait déjà soutenu Éric Dupond-Moretti avant même cette mise en examen, en expliquant que le ministre de la Justice avait le même droit que tous les justiciables, qu’il avait le droit à la présomption d’innocence. Emmanuel Macron estime que les faits reprochés ne valent pas de se séparer d’une pièce maîtresse en vue de sa campagne de 2022 », a expliqué la journaliste Anne Bourse, en direct depuis Lourdes (Hautes-Pyrénées) pour le journal de 20 heures de France 2.

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