« aucun élément objectif » en faveur d’une surexposition de la population à des substances toxiques, selon Santé publique France

L’agence Santé publique France a publié lundi les premiers résultats concernant l’impact de l’incendie industriel de septembre 2019 sur la santé de la population. 

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Publié le 05/07/2021 15:10

Mis à jour le 05/07/2021 15:36

Temps de lecture : 1 min.

Septembre 2019, un incendie se déclare dans les entrepôts de l’usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime). Rapidement, un nuage de fumée se forme autour de l’agglomération rouennaise, contraignant nombre d’habitants à fuir. Près de deux ans plus tard, Santé publique France (SPF) publie, lundi 5 juillet, les premiers résultats du dispositif « Santé Post Incendie 76 », qui comporte quatre études portant sur la santé de la population locale.

Selon SPF, « les résultats principaux (…) soulignent que des effets à court terme, principalement de type irritatif et psychologique, ont été observés chez la population riveraine et les travailleurs à la suite de l’incendie ». Néanmoins, l’agence de santé assure, qu’en l’état des connaissances, les habitants n’ont pas été surexposés aux substances émises par l’incendie. « En l’état actuel des connaissances, aucun élément ne permet de conclure à l’observation d’une contamination apportée par l’incendie différentiable d’une pollution industrielle historique. Aucun élément objectif n’apparaît donc en faveur d’une surexposition des populations riveraines aux substances identifiées. »

Les habitants de l’agglomération rouennaise sont cependant nombreux à décrire divers symptômes à la suite de l’incendie. Selon l’une des études relayées par SPF et qui a été réalisée après d’un échantillon représentatif d’habitants de 122 communes de la Seine-Maritime, plus de 90% de la population étudiée déclare avoir perçu au moins une exposition à cet incident industriel comme les bruits, les flammes ou les panaches de fumées noires. 

Autre chiffre : 86% de la population ont ressenti des odeurs qui ont perduré longtemps et ont été vécues comme gênantes. Enfin, 60% des habitants de la zone exposée ont rapporté au moins un symptôme ou un problème de santé qu’ils ont attribué à l’incendie. Il s’agit de symptômes psychologiques, oto-rhino-laryngologiques, oculaires, de troubles du sommeil…

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