le parquet italien demande un procès pour 59 personnes

Le 14 août 2018, le pont autoroutier Morandi, situé sur un axe essentiel pour les échanges entre le sud et le nord de l’Italie, s’était écroulé, faisant 43 morts.

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Publié le 25/06/2021 16:47

Mis à jour le 25/06/2021 17:12

Temps de lecture : 1 min.

Le parquet italien a demandé, vendredi 25 juin, le renvoi devant un tribunal de 59 personnes mises en cause dans l’enquête sur l’effondrement du pont de Gênes en août 2018, qui avait fait 43 morts. La justice italienne entend notamment poursuivre des chefs d' »homicide involontaire », « atteinte à la sécurité des transports » et divers délits de négligence.

La plupart des mis en cause sont des cadres et techniciens du gestionnaire du viaduc, Autostrade per l’Italia (Aspi) et de la société d’ingénierie Spea. L’enquête a visé jusqu’à 71 personnes physiques et morales mais trois sont décédées et un complément d’information est attendu pour décider du renvoi éventuel d’une dizaine de suspects.

Le 14 août 2018, le pont autoroutier Morandi, situé sur un axe essentiel pour les échanges entre le sud et le nord de l’Italie, s’était écroulé, entraînant dans sa chute des dizaines de véhicules. La tragédie avait mis en lumière le mauvais état des routes, ponts et voies ferrées en Italie où les infrastructures pâtissent d’un déficit chronique d’entretien et d’investissement.

Les conclusions de l’enquête publiées fin avril sont accablantes pour le gestionnaire du viaduc, Autostrade per l’Italia (Aspi) et la société d’ingénierie Spea, tous deux filiales d’Atlantia et poursuivis. « Entre l’inauguration [du pont] en 1967 et l’effondrement – donc pendant cinquante-et-un ans -, il n’a pas été procédé aux interventions de maintenance minimales pour renforcer les haubans du pilier numéro 9 », qui s’est affaissé, détaille le rapport. Les contrôles de sécurité au fil des années sur le pont ont été « lacunaires et inadéquats », assure par ailleurs le rapport.

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