d’anciens salariés expriment leur « solidarité » envers leurs confrères

Dans une tribune publiée sur le site du « Monde », d’anciennes voix de la station estiment que la radio fait face à un « danger grave et imminent ». Ils apportent leur soutien à leurs confrères en grève depuis vendredi.

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Publié le 20/06/2021 19:26

Temps de lecture : 1 min.

Une cinquantaine d’anciens salariés d’Europe 1 ont exprimé dimanche 20 juin leur « solidarité » envers leurs confrères de la station en grève depuis vendredi. Dans une tribune publiée sur le site du Monde, ils dénoncent le « danger grave et imminent » menaçant selon eux la radio du groupe Lagardère, « sous la pression de Vincent Bolloré », son actionnaire principal.

Les signataires, dont Philippe Alfonsi, Anne Sinclair, Ivan Levaï, Stéphane Paoli ou encore Jean-Michel Aphatie, s’inquiètent de « l’instauration » d’une « ligne éditoriale partisane en rupture totale avec la longue histoire » d’Europe 1. Au sein de la station, des craintes ont émergé quant à d’éventuels ponts avec CNews, la chaîne d’information du groupe Canal+, filiale de Vivendi, contrôlé par Vincent Bolloré.

« Les responsabilités dans le désastre actuel cette station sont multiples », estiment-ils. « Mais jamais son actionnaire principal n’avait tenté d’en faire un jouet politique partisan et un haut-parleur des haines qui agitent notre débat politique », ajoutent les signataires. Ces anciens de la station se disent en outre « particulièrement indignés par la violence faite » aux salariés voulant « exprimer simplement et clairement leurs inquiétudes légitimes ».

La grève a été votée vendredi en assemblée générale pour protester contre une procédure de sanction disciplinaire visant un journaliste, après une altercation avec une employée des ressources humaines. Le mouvement a entraîné des perturbations « très minimes » à l’antenne ce week-end, selon la direction, mais les week-ends sont principalement assurés par des travailleurs précaires, selon plusieurs journalistes interrogés par l’AFP. La direction entrevoit « des petites répercussions sur la soirée électorale mais en aucun cas elle ne sera perturbée ». 

En soutien aux grévistes et à la liberté de la presse, plusieurs syndicats ont par ailleurs appelé à un rassemblement lundi matin devant le siège d’Europe 1, dans le 15e arrondissement de Paris. Les salariés d’Europe 1 se réuniront quant à eux en assemblée générale à partir de 10 heures pour décider des suites du mouvement.

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