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mercredi, mai 25, 2022

À Rennes, les réparateurs de vélo à domicile font fureur

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117% : c’est l’augmentation des ventes de vélos entre 2019 et 2020 sur mai-juin selon l’association professionnelle Union Sport et Cycle. Et qui dit plus de vélos dit aussi besoin accru de réparations et d’entretien. Mais se mettre au vélo, c’est une chose, savoir réparer une roue, changer une patine de frein ou un dérailleur, s’en est une autre. Les ateliers de réparation se sont donc développés et dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, le service à domicile est désormais proposé notamment dans les grandes villes.

Un service qui répond à un vrai besoin. À Rennes, où 5 entreprises de réparation de vélos ont vu le jour en quelques mois, Christelle a fait appel à Happy-Cyclette. Le réparateur est venu au pied de son immeuble avec un camion qui contient tout le matériel nécessaire pour intervenir sur place. « Je ne sais pas réparer les vélos, avoue t-elle. Et mettre mon vélo dans la voiture, ce n’est pas pratique du tout… Je trouve ça super qu’on vienne chez moi pour le réparer ».

Quant à Alexis, salarié de l’entreprise, il trouve que ces réparations à domicile, « c’est plus agréable. Le contact relationnel est plus important ».

Mais quid des zones éloignées du centre-ville ? Les réparateurs sont-ils assez mobiles pour se déplacer un peu plus loin ? Oui si l’on en croit Ronan Pessard, co-fondateur de Happy-Cyclette : « Notre logique, c’est d’effectuer des tournées qui font 45 à 50 km. Donc si vous n’êtes pas dans les grandes agglos, on peut mutualiser des déplacements qui sont souvent sur le trajet ». 

Si ces ateliers de réparation mobiles sont un plus pour les usagers et pour l’environnement (réparer permet de prolonger la durée de vie ; se rendre au domicile des gens leur évitent de prendre leur voiture), ils sont aussi créateurs d’activité et d’emplois. 

Créée il y a dix-huit mois par deux amis, Happy-Cyclette compte aujourd’hui 7 salariés et possède 5 camions qui tournent sur la Bretagne.

Jérémy Delacour, lui, a choisi de faire cavalier seul. Il y a trois ans, il a fondé sa société Le mec à vélo et arpente les rues de Rennes avec son vélo cargo et ses 80 kilos de matériel. Chaque jour, il répare 5 à 7 bicyclettes. Un rythme qui lui permet d’en vivre. « C’est vraiment devenu un métier tendance, de plus en plus recherché. Il y a de plus en plus de cyclistes et de plus en plus de réparations. Donc on peut en vivre, la question ne se pose plus ».

Jérémy a créé en solo son atelier de réparation itinérant à Rennes.  (V. Bars / France Télévisions)

Malgré cette demande en hausse continue, reste à savoir si le marché de la réparation vélo ne va pas être saturé et toutes les offres – en boutique physique ou en ambulant – pourront perdurer long terme.

Autre écueil : la pénurie de pièces détachées qui frappe le secteur et qui selon les professionnels, devrait perdurer jusqu’en 2023.

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