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mardi, juillet 5, 2022

L’Assurance maladie vise un milliard d’euros d’économies en 2022

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Pour atteindre cet objectif, la Caisse nationale d’assurance maladie mise notamment sur de meilleurs usages de certains médicaments, la promotion des génériques et la lutte contre la fraude.

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Publié le 25/06/2021 19:45

Mis à jour le 25/06/2021 20:14

Temps de lecture : 1 min.

La Caisse nationale d’assurance maladie ne prévoit d’économiser que 1,01 milliard d’euros en 2022, soit moitié moins que ce qu’elle ambitionnait chaque année avant la pandémie de Covid-19, selon le rapport « charges et produits » remis vendredi 25 juin. Meilleurs usages de certains médicaments, promotion des génériques, lutte contre la fraude… Les leviers listés dans ce document, dont l’AFP a obtenu copie, sont essentiellement les mêmes que l’année précédente.

Les résultats les plus importants sont attendus sur les prescriptions de médicaments et dispositifs médicaux, à hauteur de 490 millions d’euros. Avec notamment dans le viseur : les inhibiteurs de la pompe à protons (des médicaments contre les brûlures d’estomac), le paracétamol dont l’usage se « banalise » et les antidépresseurs, « largement prescrits chez les plus de 75 ans pour traiter la dépression modérée à sévère », « malgré le faible niveau de preuve de leur efficacité ». La promotion des génériques devrait permettre d’économiser 45 millions d’euros.

L’Assurance maladie espère également réaliser 150 millions d’euros d’économies grâce à des actions de lutte contre les fraudes et les abus. Comme l’année dernière, aucune économie ne vise l’hôpital, ni les antibiotiques. Les gestes barrières ayant visiblement coupé la route aux épidémies hivernales, l’Assurance maladie propose de promouvoir, l’hiver prochain, le maintien « des bonnes habitudes ».

Mais au vu du déficit record de la branche maladie enregistré en 2020 (30,4 milliards d’euros), qui devrait se maintenir à un niveau comparable en 2021, « la question de la soutenabilité financière du régime se pose », prévient l’Assurance maladie. Elle juge nécessaire d’accompagner, sur le long terme, la transformation du système de santé. Elle propose par exemple de « construire des parcours sur des pathologies » (notamment pour la santé mentale) en favorisant la coordination entre la médecine de ville, le médico-social et l’hôpital. Mais également d’aider au développement de communautés professionnelles territoriales de santé ou de toute autre organisation de soins coordonnés.

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